Comment j'ai créé mon Bot Twitter : bilan et analyse un an après

Comment j’ai créé mon bot Twitter sans code : bilan après un an d’activité

Bot twitter. Ce terme vous dit quelque chose ?

Personnellement, je voyais ça d’un mauvais oeil au début. J’imaginais que ça servait à spammer ou encore une de ces techniques de phishing ou même de vol de compte.

Pourtant, j’étais loin de m’imaginer que ces bots pouvaient être très utiles !

Mais remettons un peu de contexte.

The good ol’ days : le premier confinement

Il y a un an, j’étais en plein coeur d’une formation digitale. A ce moment de l’année, j’étais passionné par les chatbots et l’automatisation de certaines tâches. J’avais même construit mon CVBot en amont du cours. Puis par la suite, j’ai poussé mes recherches un peu plus loin que les cours.

A l’époque, j’étais beaucoup sur Twitter pour améliorer mon réseau professionnel. J’effectuais une veille quotidienne grâce à plusieurs outils (Feedly et Scoop It notamment) jusqu’à ce que je tombe sur le compte de @ThomasClone.

760K tweets quand même

Je me rappelle avoir été assez surpris par les tweets de ce compte. On sentait que c’était un robot avec des messages automatisés mais son comportement variait. Il pouvait aussi bien retweeter que mentionner son créateur dans un tweet à la suite d’un thread ou d’un tweet unique sur un sujet en particulier.

Le fonctionnement des bots Twitter est souvent assez simple : le bot va scraper des tweets comportant plusieurs hashtags un peu partout sur la Twittosphère et les retweeter ou mentionner son créateur pour qu’il puisse voir ces tweets. Dans le cas de @ThomasClone, le bot agit selon des règles prédéfinies bien sûr mais il semblerait qu’il y ait une part d’aléatoire.

En gros, il s’agit d’un bot de veille.

Très intéressant donc !

Quand l’information vient à toi

Après avoir lu l’histoire passionnante de sa création, j’ai voulu me lancer pour créer mon propre bot Twitter.

Le but avec ce robot était surtout de me construire une base de veille sur Twitter sur des sujets qui m’intéressent à un moment T.

Le problème, c’est que je ne suis pas @Totodunet. Créer un langage informatique est hors de mes compétences.

Je ne suis pas un profil tech, alors Imaginez moi en train d’essayer de créer un bot from scratch pour un réseau social aussi énorme que Twitter.

Au MBA MCI, on nous apprend à être agile, à être souple d’esprit. D’ailleurs, je crois que c’est une des premières phrases que j’ai entendue de Alexandre Stopnicki, le directeur de la formation :

« Il y a des millions de ressources disponibles sur le Web. Aujourd’hui, vous n’avez plus d’excuses pour ne pas au moins essayer. »

Alexandre Stopnicki

C’est donc ce que j’ai fait.

J’ai commencé par rechercher des articles pour comprendre le fonctionnement d’un bot Twitter. Histoire de savoir jusqu’où on peut aller.

Ensuite, j’ai parcouru quelques forums et me suis baladé d’article en article pour trouver des solutions simples et fiables pour faire de l’automatisation sur Twitter.

Beaucoup de ces articles impliquaient de savoir coder. J’ai donc poursuivi mes recherches jusqu’à tomber sur l’article « How to create a Retweet Twitter bot » (en anglais).

Pour créer le bot, il suffit juste d’avoir un compte Développeur sur la Twitter Developper Section et un compte Twitter bien sûr.

Une fois le compte développeur obtenu (ce qui peut prendre plusieurs jours après avoir fait la demande), il va falloir jouer avec les clés token (attention de ne pas les divulguer !).

Crédits : https://www.online-tech-tips.com/

Une fois que vous aurez créé les clés nécessaires, on va utiliser un script spécifique pour activer les actions du bot.

Copiez les et collez les clés token dans cette page. Vous devrez autoriser le script directement sur votre compte Twitter pour qu’il fonctionne.

Une fois ces actions effectuées, vous arrivez sur cette page :

L’interface visuelle du script réalisée par un certain Amit Argawal

Il va ensuite falloir aller chercher les clés API sur votre compte développeur Twitter pour les coller dans les cases correspondantes.

Enfin, il va falloir ajouter les termes que vous souhaitez que votre bot recherche sur le réseau social.

Si vous souhaitez que le bot recherche toutes les mentions de votre nom d’utilisateur, vous pouvez écrire @votrenom dans la case « Twitter search ». Vous pouvez également chercher par # ou même avec un terme de recherche. De mon côté, les premiers tweets du bot visaient le terme et le # « chatbot ».

La case Action est en fait une liste déroulante qui vous permet de choisir parmi la liste d’action possible sur Twitter : retweet, citer un tweet, envoyer une réponse privée ou publique, follow ou encore l’ajout du compte d’un Tweet à une liste.

En cliquant sur le bouton check, vous aurez un aperçu des tweets que votre bot pourra utiliser pour effectuer l’action que vous avez choisie.

Si vous obtenez cet écran en cliquant sur « Search », c’est tout bon 😉

Cliquez sur le bouton « Save » et voilà. Votre bot Twitter est en ligne !

Bilan de mon Twitter bot après un an d’utilisation

J’ai créé @PaulClone il y a un peu moins d’un an (mai 2020). Il est plutôt productif mais il mériterait d’être amélioré (j’y reviens un peu après).

Ce bot est donc configuré pour retweeter les tweets comportant uniquement le #chatbot ou #chatbots.

Au vu du nombre de tweets énorme que cela générait la première heure, j’ai décidé de mettre une limite d’heure à l’activité du bot. Ainsi, mon bot Twitter ne tweete qu’entre 9h du matin et 15h l’après-midi.

Voici quelques captures d’écran et stats (on aime tous ça).

Le profil de mon bot Twitter

Sur ce screen, on voit que je n’ai qu’un seul abonnement, moi même (oui, le bot retweete aussi les tweets de mon compte perso, un peu d’auto promo, ça ne fait jamais de mal !), pour 45 abonnés. Des profils divers venant du digital et de pays variés. Mon premier follower était brésilien suite à un retweet d’un de ses tweets ! Ce bot n’a pas vocation a avoir énormément de followers, c’est plutôt un bot personnel de veille.

On voit également que depuis sa création, le bot a produit 5149 tweets. Ce qui fait une moyenne de 19 tweets par jour environ.

Voyons un peu les stats.

Les impressions des tweets sont très disparates.

Avec ce graphique, on voit les impression des tweets sur une période assez longue. Assez constante au début du mois de septembre, un gros passage à vide jusqu’à début novembre où les impressions d’un tweet ont fait « exploser » le graphique (enfin relativisons quand même. Il ne s’agit que d’une vingtaine d’impressions).

Durant la majeure partie du temps durant lequel ce bot a été en activité, il est resté sur la fonction retweet. Cela avait un avantage non négligeable : je n’étais pas dérangé par les notifications sur mon compte personnel si j’avais fait par exemple l’action « Quote tweet ».

Début janvier, j’ai changé le mode opératoire du bot. Je suis passé justement de « retweet » à « quote ». Voici les stats que j’ai vu en ouvrant le panneau de contrôle quelques jours après :

Une hausse du taux d’impression qui ferait pâlir n’importe quelle start-up

Le nombre de tweets a augmenté car j’ai également changé le terme de recherche. A la place de chatbot, je suis passé sur #digital. D’où le nombre de tweet plus important. Le fait que les stats aient autant augmentés peut venir de deux choses :

  • Les utilisateurs voient une réponse à leur tweet et la mention d’un autre utilisateur. Cela génère de l’engagement. On voit d’ailleurs le nombre de mentions ainsi que des visites de profil augmenter aussi.
  • Peut-être que le terme #digital est plus moteur que le terme #chatbot

Ce que je garde de ce bot, c’est surtout l‘aide qu’il m’apporte à certains moments. Sur les 5000 tweets, je ne vous dis pas que j’ai tout lu. En revanche, j’ai pu avoir accès à de nombreux articles intéressants que je n’aurais pas forcément découvert sur Feedly ou Scoop It.

Aujourd’hui encore, je me sers de ce bot pour découvrir des articles ou des sujets relatifs au digital ou aux chatbots.

En conclusion

Créer un bot Twitter n’est pas un exercice complexe en soi. Il suffit d’un peu de travail (minime en comparaison de ce qu’il peut vous apporter) et de patience.

Il peut vous apporter beaucoup si vous le configurez bien.

Je n’ai pas encore exploré toutes les fonctionnalités du script. Je modifierais sûrement encore les actions et termes de recherche du bot dans quelques temps. Je pense qu’il y a beaucoup de choses possibles rien qu’avec un script comme celui-ci.
Je pense notamment à un bot Twitter dédié au follow de comptes d’autorité sur un sujet en particulier ou même un bot qui construit des listes sur des thèmes spécifiques.

Si la création d’un bot Twitter vous tente, je ne peux que vous conseiller d’essayer !

1 réflexion sur “Comment j’ai créé mon bot Twitter sans code : bilan après un an d’activité”

  1. Merci Paul pour ce partage hyper riche !
    « Il y a des millions de ressources disponibles sur le Web. Aujourd’hui, vous n’avez plus d’excuses pour ne pas au moins essayer. »
    Alexandre Stopnicki

    C’est exactement comme cela que je vois le web !
    J’adore tes découvertes, elles sont très inspirantes ! Très envie de me lancer à mon tour 🙂
    Bravo pour ta curiosité, bravo pour ton travail !!!

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