ChatbotProfessionnel

Cette semaine, côté chatbot #1

Cette semaine côté chatbots #1

Porté par ma thèse professionnelle, je suis amené à lire une multitude d’articles traitant de mon sujet. Mes lectures sont principalement axées autour des chatbots, de l’IA et du machine learning.

Vous trouverez donc ci-dessous, une liste non exhaustive des derniers articles qui me semblent importants pour comprendre et être au fait des actualités dans le domaine des agents conversationnels.

L’idée derrière cette série d’articles est de constituer une base solide d’informations d’actualité sur les chatbots, mise à jour de façon hebdomadaire. 

Commençons dès maintenant !

En bref cette semaine, côté chatbots :

  • Les chatbots bientôt sur Microsoft Teams ?
  • Le confinement booste l’utilisation de Jules, le chatbot éducatif de Dydu
  • L’office de tourisme d’Arcachon lance une première version de son chatbot informatif, baptisé Inès
  • Le groupe Attijariwafa Bank lance son chatbot, une première au Maroc
  • Peut-on disrupter la mort ? La start-up HereAfter vous le propose

Votre chatbot sur Teams sans savoir coder ? Ce sera bientôt possible

Durant la conférence Build de Microsoft, la firme de Redmond a annoncé la mise à disposition d’un outil permettant de lancer son chatbot sur la plateforme Teams

La mise en ligne de ce chatbot s’annonce très simple car l’intégration sur Teams se fera via un simple bouton

Par ailleurs, on dénombre environ 400 applications certifiées par Microsoft Teams. La dernière en date porte le joli nom de MerciYanis. Ce chatbot a pour but d’aider les responsables de l’environnement de travail en centralisant les demandes des collaborateurs sur une seule plateforme intuitive.

En offrant une interface dédiée, ce chatbot promet un gain de temps pour le responsable de l’environnement de travail et un suivi en temps réel pour les collaborateurs. 

Pour en savoir plus, le site de MerciYanis présente en détails leurs offres. 

Jules, le chatbot éducatif dopé par le confinement

Créé par Dydu en 2019 sur la demande de le CNED (Centre National d’Education à Distance), Jules est un chatbot à but éducatif. Gratuit, il est destiné à l’aide aux devoirs pour les collégiens.

Principalement porté sur les mathématiques et le français, le chatbot boosté à l’intelligence artificielle (dont Dydu est un spécialiste) propose des réponses précises et adaptées en plus de fonctionnalités pratiques et très utiles : un historique, des fiches méthodologiques pour apporter la bonne information au bon moment, un avatar animé et un maillage des intentions pour rebondir sur des sujets connexes.

Le confinement nous a montré que de nouvelles manières de travailler existent (le télétravail complet notamment), il nous montre maintenant que de nouvelles manières d’apprendre existent également. Plébiscité par les élèves de Bretagne, d’Île de France et d’Auvergne Rhône-Alpes, le chatbot a suscité plus de 200 000 interactions et conquis plus de 70 000 inscrits  par mois

Un bel engouement pour un chatbot avec une belle mission. 

L'office de tourisme d'Arcachon présente son chatbot

Les chatbots dans le domaine du tourisme se développent. L’office de tourisme d’Arcachon nous présente le nouveau né dans cette catégorie. Créé par Askmona (dont Claire Prieto avait mentionné certains de leurs chatbots dans son interview ici), connu pour ses chatbots culturels tels que Twelvy (Fondation Louis Vuitton) ou Betty pour le Grand Palais, ce chatbot renseigne les utilisateurs sur « les loisirs proposés sur le Bassin d’Arcachon, en fonction de votre personnalité et des envies du moment ». 

Ce n’est pas le premier assistant personnel dédié à l’information des visiteurs en France. En 2017, la station de ski de Val Thorens avait proposé son assistant vocal via le Google Home suite au lancement de son chatbot sur Facebook

Les espaces touristiques français prennent appui sur ces nouvelles technologies, signe que la demande d’information est présente. Le chatbot est ici vu comme un moyen de désengorger les administrations en proposant des réponses facilement standardisées et rapides à obtenir pour les voyageurs. 

Le groupe Attijariwafa Bank lance le premier chatbot marocain

Dans un contexte de crise sanitaire qui a fortement impacté le service de relation client, le groupe Attijariwafa Bank lance son chatbot accessible 24h/24 et 7j/7. C’est d’ailleurs la première banque à lancer ce service au Maroc.

Comme pour le chatbot du tourisme vu ci-dessus, l’idée est de répondre aux demandes récurrentes ne nécessitant pas forcément une intervention humaine (réinitialisation de mot de passe pour accéder à son espace personnel par exemple). 
Pour le moment, son champ d’action permet aux utilisateurs de dialoguer avec le bot sur des sujets liés aux mesures prises dans le cadre de la pandémie. Son périmètre sera limité, sans doute aux demandes simples et récurrentes. Actuellement en français, il sera bientôt disponible dans d’autres langues et avec de nouvelles fonctionnalités. 

 

Les chatbots peuvent-ils vaincre la mort ?

Malgré ce titre racoleur, c’est la promesse de la start-up Hereafter, une plateforme d’intelligence artificielle et conversationnelle qui vous permet de dialoguer avec un être cher disparu via Amazon Alexa

Remontons quelques années en arrière, en 2016. Cette année marque pour James Vlahos la création de son entreprise Dadbot. Après de nombreux enregistrements de la voix de son père racontant des histoires de sa vie passée, James a créé un programme lui permettant de parler à son père, comme si il était là.  

Comment Hereafter créé votre "voice avatar"
Le fonctionnement de HereAfter. Ou comment raconter vos histoires même une fois que vous n'êtes plus là

Cela peut sembler sordide pour certains, pour d’autres, c’est l’occasion de transmettre son histoire et de continuer à « exister » virtuellement après la mort

Un débat peut alors se poser : bien que l’intelligence artificielle continue de progresser, comment être sûr qu’elle englobe parfaitement votre « essence » ? Ce qui fait de vous ce que vous êtes ? Comment s’assurer qu’elle réagira / répondra comme vous à chaque question qui lui sera posée ?

Chacun aura sa propre réponse à la question. Néanmoins, si ce service vous intrigue, le créateur à l’origine de HereAfter répond à quelques questions à ce sujet juste ici

Et si vous souhaitez enregistrer votre « legacy », vous avez le choix entre trois formules : 7$ / 15$ ou 25$ par mois pour avoir votre propre chatbot vocal post-mortem. 

Je serais curieux d’avoir votre avis sur ce service dans les commentaires ! 

Sources

2 réflexions au sujet de « Cette semaine, côté chatbot #1 »

  1. Paul, je te remercie pour cet article riche ! 🚀 Tu élargis et enrichis la visibilité des chatbots . C’est pour moi hyper intéressant à découvrir ! Contente de reparler d’ Askmona ! Je trouve très intéressant notamment, l’idée d’un chatbot qui continue à transmettre son histoire après la mort ! « No limit « pour inventer, innover avec les chatbots, la seule limite est celle de notre créativité ! Bravo pour ce premier article, hâte de lire la suite ! 😀

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *